Bécasse des bois © LPO Champagne-Ardenne
Une soirée d’écoute dans la forêt du Meygal, à la recherche de la Bécasse des bois ! Cette soirée fut organisée dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité communale (ABC), porté par les communes de Queyrières et Saint-Julien-Chapteuil et coordonné par la LPO sur le secteur. Un ABC a pour objectif de réaliser un diagnostic de la biodiversité du territoire où il se déroule. L’ABC sert à inventorier la présence des espèces d’oiseaux, de mammifères ou d’amphibiens sur nos territoires, de sensibiliser à la conservation de leur habitat (comme les mares), et d’aider les communes à la décision pour préserver la biodiversité. Les sorties sur le terrain sont l’occasion de faire se rencontrer les naturalistes amateurs et professionnels du coin.
Nous étions ainsi une quinzaine de personnes, ce mardi 3 juin 2025, réunies près du chalet du Meygal. Sébastien Nottellet, l’un des salariés de la LPO en charge de l’ABC, nous fait un briefing : on apprend que les premières soirées d’été constituent en moyenne montagne un moment propice pour entendre cette espèce crouler, « un psitt aigu et sonore suivi d’une série d’étranges grôh, grôoh bas et sourds », comme le raconte Michèle Wersinger (qui tient l’excellent blog « Vies sauvages dans les sucs », d’ailleurs à l’initiative de cette sortie).
La Bécasse des bois (Scolopax rusticola) est une espèce chassable, mais elle est classée quasi-menacée en Auvergne-Rhône-Alpes (du fait d’une aire de répartition et d’une taille de population restreinte). Sa présence est un bon indicateur de la qualité écologique des forêts. La Bécasse affectionne particulièrement les forêts de feuillus ou mixtes, les peuplements anciens, et les sols frais voire humides. L’objectif de cette soirée était d’estimer le nombre de mâles croulant. On cherche ainsi à préciser les zones de présence de l’espèce, et à actualiser les données, qui remontent à une dizaine d’années sur le Meygal.
Des binômes ont été affectés à des points d’observation fixes, pour un temps d’écoute et d’observation d’environ 2h (soit 45 minutes avant le coucher du soleil et 1 heure 15 minutes après). Une fois rendus sur nos points d’écoute respectifs, une fiche de suivi devait être remplie (avec toutes les observations d’autres oiseaux : notre binôme aura pu notamment entendre la mésange noire, le rouge gorge, le roitelet à triple bandeaux, le merle, la fauvette à tête noire, la hulotte ou encore la grive musicienne). Ces données sont ensuite rentrées sur l’application Naturalist.
Malheureusement, aucune Bécasse des bois ne sera entendue ce soir-là ! Ce n’est que partie remise : une deuxième session d’écoute aura lieu le mercredi 25 juin… Mais là encore, aucune observation ! Que faut-il en conclure ?
L’enquête continue…

