Les acteurs du projet

Les financeurs

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme Érable porté par le GIP EPAU, qui fédère à l’échelle nationale une vingtaine d’initiatives similaires, sur un grand nombre de sujets, de l’avenir des glaciers dans les Alpes à la restauration des rivières. En faisant le pari de la rencontre entre la recherche scientifique, les arts et les élus, le programme Érable « vise à accompagner les collectivités locales dans la construction d’une mise en récit de la biodiversité, en documentant et encourageant les initiatives visant à renouer avec la nature dans les projets locaux ».

Les communes impliquées

Le Monastier sur Gazeille

Avec 7 kilomètres-carrés de forêt mixte à dominante résineuse (soit 18 % de la surface communale), chaque habitant de la commune dispose d’un poumon supplémentaire et d’une vue sur cette immensité verte. Mais, les parcelles forestières ne leur appartiennent pas (ou presque) car plus de la moitié des propriétaires forestiers n’habitent pas la commune ni même le département. La forêt des Sucs de Breysse et du bois de la Fuye sont convoités pour des usages récréatifs (randonnée, observation naturaliste, photographie, etc.), des usages productifs (coupes de bois parfois rases pour du bois d’oeuvre, de la plaquette à destination du réseau de chaleur urbain, etc.) et de conservation. Une lueur rougeoyante au-dessus des bois de Breysse, synonyme d’embrasement, est une image redoutée par les élus. Ils se mobilisent ainsi pour concilier les usages et sensibiliser les usagers de ces forêts. Des prémices de gestion collective et durable de la forêt, dont la commune serait partie prenante, germent peu à peu.

Queyrières

Perchée au sommet du massif du Meygal, la forêt couvre 27 % du territoire de la commune : chaque habitant a un attachement culturel et historique avec cette forêt à majorité domaniale (un grand-père bûcheron, une cousine dansant au milieu des bois, un oncle lointain ancien délinquant forestier, un ami chauffeur de grumier, une voisine qui grimpe aux arbres, etc.). L’enjeu pour les élus est de nourrir cette sensibilité forestière locale et s’appuyer sur l’appropriation culturelle pour bâtir une stratégie de gestion pérenne de la forêt.

Saint-Julien-Chapteuil

Ses 6 kilomètres-carrés de forêt colorent le paysage et les semelles des chaussures. La tradition forestière est répertoriée dans les écrits des anciens. Des initiatives sporadiques de conservation naissent au milieu des bois, à l’initiative d’habitants ou de voisins. L’enjeu pour les élus est de réinvestir ce milieu en termes d’action publique et d’associer les usagers (en tenant compte de la diversité des propriétaires) à une gestion collective de la forêt pour favoriser la continuité écologique (dans le temps et dans l’espace).

Les partenaires institutionnels

Agence d’Urbanisme Clermont massif central

Partenaire d’essaimage du projet, l’agence d’urbanisme s’intéresse à la diffusion et la valorisation des modalités de gestion collective et durable de ces forêts à l’échelle du massif central.

Office national des forêts

Partenaire forestier, l’ONF assure le suivi des espèces d’arbres, la bonne conduite des opérations d’observation en sous-bois et fait part des besoins des arbres que les techniciens écoutent au quotidien.

LPO Auvergne Rhône Alpes

Partenaire papillonnant du projet, il assure une partie des inventaires faunistiques en sous-bois. La LPO est d’ailleurs en charge de la réalisation de l’Atlas de la biodiversité, mis en place sur les communes de Saint-Julien Chapteuil et de Queyrières.

Conservatoire des Espaces Naturels

Complice du projet, le CEN mène des actions pédagogiques (ateliers auprès des scolaires, sorties en forêt à destination du tout public) pour faire connaître son action autour de la préservation des vieilles forêts.